Volume 43, No. 4
October
2001
Editorial
Julian Roberts
Guns,
violent crime, and suicide in 21 countries
Martin Killias, John van Kesteren, and Martin Rindlisbacher
Lutilisation
des connaissances et des renseignements policiers dans les actes de
corruption: une étude de cas
Frédéric Lemieux
À
propos dun traitement judiciaire préférentiel
des affaires de violence conjugale
Sonia Gauthier
Commentary
Limited confidentiality, academic freedom, and matters of conscience:
Where does the CPA stand?
John Lowman and Ted Palys
Book
Reviews
OLIVER: "Terror to Evil-Doers" - Prisons and Punishments
in Nineteenth-Century Ontario
Marie Tremblay
CARIO:
Victimologie - De leffraction du lien intersubjectif à
la restauration sociale
Ezzat Fattah
LEBLANC,
DIONNE, PROULX, GRÉGOIRE, et TRUDEAU-LEBLANC: Intervenir autrement:
Un modèle différentiel pour les adolescents en difficulté
Julien Morizot et Anne- Élyse Deguire
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Abstracts/Résumés
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GUNS,
VIOLENT CRIME, AND SUICIDE IN 21 COUNTRIES
Martin Killias
School of Forensic Science and Criminology
University of Lausanne, Switzerland
John van Kesteren
UNICRI
Torino, Italy
and
Martin Rindlisbacher
School of Forensic Science and Criminology
University of Lausanne, Switzerland
Research
on the role of firearms in violence and fatal events has focused heavily
on American data and research. This implies certain limitations, since
the United States is one of the Western countries with exceptionally
high homicide and gun ownership rates. Thus, the American context
offers only limited variance in the most prominent independent as
well as dependent variables.
International
comparisons offer challenging new perspectives. This research is based
on data on gun availability in private households, collected through
the international victimization surveys of 1989, 1992, and 1996, and
World Health Organization data on homicide and suicide from 21 countries.
It updates and extends former research conducted on this issue, based
on the surveys of 1989 and 1992. In addition, data from the International
Crime Victimization Surveys were used on total and gun-related robbery
and assault (including threats).
The
results show very strong correlations between the presence of guns
in the home and suicide committed with a gun, rates of gun-related
homicide involving female victims, and gun-related assault. The picture
is different for male homicide, total rates of assault, and generally,
for robbery (committed with or without a gun). With the exception
of robbery, most correlations are similar or stronger when all types
of guns are considered, rather than handguns alone. Interestingly,
no significant correlations with toal suicide or homicide rates were
found, leaving open the question of possible substitution effects.
It is concluded that guns in the home are an important risk factor
in suicide with guns, as well as a threat to women (especially female
partners), whereas their role in homicide of male victims and street
crime (such as robbery) may be much less prominent. Finally, the usual
focus on handguns may lead to underestimate the role of other types
of guns.
L'UTILISATION
DES CONNAISSANCES POLICIÈRES ET DES RENSEIGNEMENTS POLICIERS
DANS LES ACTES DE CORRUPTION: UNE ÉTUDE DE CAS
Frédéric Lemieux
École de criminologie
Université de Montréal, Montréal, Québec
Depuis
quelques années, la police, dans la lutte contre la criminalité,
connaît une évolution importante en matière de
formation des policiers enquêteurs (spécialisation) ainsi
que sur la cueillette et dans l'emmagasinage des renseignements criminels
(informatisation). Ainsi, la production de connaissances spécialisées
et la concentration d'un grand nombre de renseignements criminels
peuvent représenter une source d'opportunités criminelles
pour les policiers vulnérables à la corruption. Dans
cet article, nous nous intéressons aux opportunités
criminelles qui s'offrent aux policiers délinquants. Plus précisément,
nous avons porté attention à l'utilisation des connaissances
policières et des renseignements policiers dans les actes de
corruption commis par la police. À partir de l'examen de douze
cas de corruption policière s'étant produit au Québec
depuis les trente dernières années, nous observons que
les policiers corrompus utilisent leurs connaissances policières
ou des renseignements criminels pour commettre les actes de corruption.
De plus, nous découvrons que certaines pratiques divisent les
cas selon que les policiers utilisent ces opportunités pour
eux- mêmes ou avec la collaboration du milieu criminel.
À
PROPOS D'UN TRAITEMENT JUDICIAIRE PRÉFÉRENTIEL DES AFFAIRES
DE VIOLENCE CONJUGALE
Sonia Gauthier
École de service social
Université de Montréal, Montréal, Québec
Depuis
une vingtaine d'années, le travail des intervenants pénaux
dans les affaires de violence conjugale fait l'objet de vigoureuses
critiques. La plupart d'entre elles tournent autour de l'hypothèse
d'un traitement préférentiel à l'égard
des conjoints accusés. Cet article porte sur les résultats
d'une étude comparée où l'un des objectifs était
la vérification de cette hypothèse. L'auteure explique
d'abord le contexte entourant la judiciarisation des affaires de violence
conjugale et les éléments qui ont pu faire en sorte
que la majorité des conjoints accusés ont été
mis sous garde (détention par la police) et ont comparu détenus
au moment où la recherche a été conduite. Elle
analyse ensuite différentes décisions judiciaires en
tenant compte du contexte sociolégal entourant ces décisions.
En ce qui a trait à la décision sur la détention
provisoire (détention ordonnée au tribunal), l'auteure
conclut que les hommes accusés dans une affaire de violence
conjugale ne bénéficient pas d'un traitement de faveur.
En ce qui concerne l'issue des procédures et la sentence infligée
aux coupables, l'auteure ne conclut pas à un traitement préférentiel
même si elle constate des différences dans les décisions.
Elle montre que cette conclusion ne doit pas s'effectuer sur la seule
base des taux observés.